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 La morosité

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MessageSujet: Re: La morosité   Mer 31 Jan 2007 - 18:25

Pas sûre que ce qui disparaît soit par essence inutile ou néfaste ni que ce qui reste soit utile et fécond. Suspect

" Le progrès est souvent le retour au dédaigné. " J. Rostand

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billbaroud35

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MessageSujet: Re: La morosité   Mer 31 Jan 2007 - 18:33

bien vrai, utile et fécond vaut mieux que futile et con...Nakata

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billbaroud35

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MessageSujet: Re: La morosité   Jeu 1 Fév 2007 - 18:51


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mariep



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MessageSujet: Re: La morosité   Jeu 1 Fév 2007 - 18:56

billbaroud35 a écrit:
pour entretenir la bonne humeur générale...elephant

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-862327@51-862452,0.html

c'est quoi l'article?, j'arrive à charger la page, Le monde c'est pas simple, comme libé pour connecter les pages....
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billbaroud35

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MessageSujet: Re: La morosité   Jeu 1 Fév 2007 - 19:12

c'est vrai qu'il est foireux ce site..vive la presse de droite WildCarrot

je cite l'article :

Citation :


Le deuil au coeur de Renault

Le technocentre de Renault est en état de choc. Le plus gros site du constructeur, situé à Guyancourt (Yvelines), où travaillent plus de 12 000 salariés, a été le théâtre lundi 22 janvier du suicide d'un technicien. Le corps de cet homme âgé de 44 ans, qui travaillait sur la documentation technique de la nouvelle Twingo, a été retrouvé sans vie dans l'un des plans d'eau artificiels qui jouxtent le site.

Le technocentre est une petite ville à lui tout seul, où la plupart des Renault sont conçues, dessinées et développées. Ce concentré de matière grise essentiellement composé d'ingénieurs et de techniciens est en proie à un profond malaise, car le suicide du 22 janvier est le dernier en date d'une série malheureuse. En deux ans, quatre tentatives ont eu lieu sur ce site, dont trois ont abouti à la mort du salarié.
Le précédent suicide, le 20 octobre 2006, s'était déroulé dans des circonstances particulièrement dramatiques. Un ingénieur de 39 ans, qui travaillait sur le projet Logan, s'était jeté de cinq étages du bâtiment principal, "la ruche", appelé ainsi parce que c'est là que sont regroupés les bureaux d'études qui travaillent sur les nouveaux véhicules. Le suicide a eu lieu en pleine matinée devant plusieurs dizaines de témoins.
Face à l'émoi du personnel, la direction a décidé d'organiser une journée de formation sous la responsabilité de l'Institut français d'action contre le stress. Son but : faire en sorte que les situations de détresse soient mieux identifiées afin d'éviter le pire. Cette journée s'est déroulée le 23 janvier. Hasard du calendrier, le lendemain on découvrait le corps du technicien, qui s'était donné la mort deux jours avant.
Cette série noire a provoqué un sursaut inédit. Mardi 30 janvier, 600 à 800 salariés du technocentre ont défilé en cortège jusqu'au lieu du suicide avant d'observer une minute de silence.
Dans le cas de Renault, comme dans toutes les entreprises où se déroulent de tels drames, il est extrêmement difficile de faire le lien entre le passage à l'acte et l'environnement de travail. Mais les spécialistes de la question sont unanimes : se suicider sur son lieu de travail n'est pas un choix anodin et revêt une signification particulière.
Le phénomène est rare. On estime qu'en France, chaque année, entre 300 et 400 salariés se suicident sur leur lieu de travail. Le chiffre reste toutefois à prendre avec précaution. Il s'agit d'une estimation tirée de l'une des seules enquêtes existant sur le sujet, qui avait été réalisée en 2003 par l'inspection médicale de la Basse-Normandie.
Au-delà de l'émotion, un débat est en train de s'amorcer chez Renault pour déterminer les causes de la situation. "Tout le monde est interpellé, reconnaît Antoine Lepinter, directeur des ressources humaines du technocentre. La question de fond est de savoir ce que l'on aurait pu faire et pourquoi nous n'avons pas identifié que ces personnes étaient en souffrance." La direction s'empresse toutefois de couper court à tout amalgame entre les différents suicides, qui seraient "chacun des cas d'espèce", et dénonce les raccourcis, qui consisteraient à lier ces morts avec l'environnement de travail.
Chez les syndicats, une véritable ligne de fracture s'est dessinée. La CFDT et la CFE-CGC se gardent bien d'établir un lien avec l'ambiance de travail. La CGT et SUD campent au contraire sur des positions beaucoup plus radicales. "Il s'agit de la partie visible de l'iceberg. Les manifestations du mal être au travail sont multiples : crises de larmes suite aux entretiens annuels, troubles du sommeil, dépressions, prise de calmants", affirme Pierre Nicolas, délégué CGT.
"Chez Renault, on n'évalue pas le travail, on juge les personnes. Les salariés sont mis sous pression. Il ne s'agit pas seulement de charge de travail, mais aussi de charge mentale", estime Philippe Noël, délégué central CGT, ajoutant que "le contrat 2009 (les objectifs fixés en février 2006 à l'entreprise par Carlos Ghosn, le PDG de Renault), au travers de la pression qu'il produit sur ses salariés, fragilise les repères sociaux de l'entreprise, les solidarités, le dialogue, ce qui tend à générer de l'isolement, de la peur et du désespoir." La charge est lourde et, bien sûr, pas exempte de tout calcul politique. Mais le phénomène est suffisamment grave pour qu'aucune question ne soit occultée.
La CGT met également l'accent sur l'évolution ces dernières années du profil des salariés de Renault. Le nombre d'ingénieurs a ainsi fortement augmenté pour atteindre au technocentre le chiffre de 4 000. "Le problème, c'est qu'il y a de moins en moins de perspective d'évolution, car les postes de responsabilité n'ont pas augmenté dans les mêmes proportions, cela a créé une compétition féroce et beaucoup de frustration, souligne M. Nicolas. A côté, vous avez des techniciens, plutôt âgés, qui ont l'expérience pour eux, mais qui ont moins de facilités pour se "vendre" lors des entretiens individuels. Même s'ils bossent les week-ends et tard le soir, il y a peu de chances qu'ils accèdent à l'échelon supérieur. En termes d'estime de soi, cela peut avoir des effets dévastateurs."
La direction reproche à SUD et à la CGT de créer un "climat anxiogène" et appelle chacun à faire preuve de responsabilité. "Nous sommes dans une spirale dans laquelle les gens se censurent, rétorque Christophe Delaine, délégué SUD. Il est temps qu'ils communiquent sur leur détresse. Nous souhaitons simplement que cela ne se reproduise plus."
"Nous travaillons depuis longtemps sur les politiques de santé dans l'entreprise", répond M. Lepinter. Renault a ainsi mis en place depuis 1998 un observatoire du stress. Les données sont fournies par les médecins du travail, qui recueillent les déclarations des salariés lors de leur visite médicale annuelle. "Nous n'avons pas enregistré ces derniers mois une détérioration des indicateurs", observe le DRH, qui insiste sur la faiblesse du turnover constaté à Guyancourt. Celui-ci n'excède pas 1,5 % sur les quatre dernières années.
Plusieurs enquêtes en cours sont chargées d'élucider les causes précises du suicide du mois d'octobre 2006. Lors d'un comité hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT) extraordinaire, l'inspectrice du travail chargée de l'affaire avait souligné qu'il existait en l'espèce un ensemble d'éléments d'ordre personnel et professionnel imbriqués et que le rôle de l'enquête en cours consistait à déterminer le lien direct et indirect avec l'activité professionnelle et son degré. Elle devrait rendre ses conclusions d'ici trois mois. L'enjeu n'est pas mince car, sur le plan légal, l'employeur a une responsabilité pénale vis-à-vis de la santé physique et mentale de ses salariés. Apporter la preuve d'un lien entre les conditions de travail et le passage à l'acte reste difficile, même si un arrêt de la Cour de cassation de juin 2006 a confirmé le fait qu'un employeur ne peut pas se soustraire à ses responsabilités à partir du moment où il a connaissance du risque.
La Caisse nationale d'assurance-maladie, elle, a rendu ses conclusions sur cette affaire, le 17 janvier, en rejetant clairement la qualification du suicide d'octobre comme accident du travail. Une enquête de police est également en cours. La CGT et SUD ont demandé en comité d'hygiène et de sécurité qu'une enquête soit confiée à un expert indépendant, mais ont été mis en minorité par la CFDT et la CFE-CGC. Un nouveau CHSCT extraordinaire est convoqué vendredi 2 février pour, cette fois, aborder les circonstances du suicide du 22 janvier. L'occasion de procéder à un arrêt sur image sur un phénomène récent, qui laisse encore trop souvent désarmés les partenaires sociaux.

Stéphane Lauer


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Wildcarrot



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MessageSujet: Re: La morosité   Jeu 1 Fév 2007 - 19:33

vanémel a écrit:
Je me demande à quel point le statut de "chouchou" de la fratrie, n'est pas aussi vécu comme un handicap par le "chouchou" lui-meme?

Le statut de "chouchou" est loin d'être désagréable...

Simplement, à l'âge adulte, il vous faudra expliquer à toute votre parentèle et fratrie que vous appréciriez fortement qu'ils et elles cessent de s'adresser à vous comme à une gamine attardée... Avec tout le tact donc vous pourrez faire preuve - car après tout lorsque vous devenez adulte, vos aînés se sentent alors "vieux" - mais avec la fermeté requise pour que le message passe distinctement.

C'est ainsi que, faisant un jour une lessive chez ma mère, et souhaitant ajouter une touche de douceur dans un monde de détergent, j'ai osé approcher le bec d'un "sent-bon et rend-doux" du récipient adapté dans la machine (celui qui est orné de ce petit idéogramme, voir figure 1).
Levée immédiate et simultanée de bouclier, Ma mère, ma soeur ainé et ma tante qui s'exclament dans un cri (oui, ce sont les seules personnes que je connaisse tout à fait capable de s'exclamer dans un cri) : "Carotte, c'est pas la lessive, c'est l'assouplissant !!!".

Il s'agit alors de poser doucement l'assouplissant. De les regarder d'un air compatissant et néanmoins attendri, et de déclarer d'une voix douce :

"Je sais sans conteste qu'étant la petite dernière, je vous ai régalé de toutes mes gaffes ignorances et maladresses et rassurez-vous, j'entends bien continuer sur cette voie.

Je tiens tout de même à porter à votre attention que j'ai quitté le domicile parental depuis l'âge de 18 ans et que, depuis ce temps-là et malgré les habituelles gaffes de débutant, je fais mes lessives par mes propres moyens.

Ce qui étant donné que j'ai 30 ans (à l'époque) fait presque 12 ans d'expérience autonome en la matière (je vous passe les années d'apprentissage avec conduite de machine accompagnée).

Alors, vraiment, chère tante, vous ma mère préférée entre toutes, et ma chère soeur ainée et néanmoins sadique, croyez-vous que malgré l'incouciance et le peu d'attention qui me caractérise j'en sois encore, après 12 ans de lessive autonomes, a CONFONDRE lessive et assouplissant !!!"

Oui. Elles le croyaient. La réplique précédente n'arriveant jamais spontanément, j'ai dû, si ma mémoire est fidèle, me contenter d'un "bande de crucheasses !" ou équivalent.

Wild WildCarrot Carrot, assouplissante...
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scud56

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MessageSujet: Re: La morosité   Jeu 1 Fév 2007 - 22:14

vanémel a écrit:
clomani a écrit:
vanémel a écrit:


Si c'est clair. La place de l'ainé est toujours spécifique. Il essuie les platres, j'ai l'impression, en règle générale...


Je ne pense vraiment pas que le statut d'aîné ou de benjamin ou une autre position dans la fratrie ait de l'importance...
N'ayant jamais été parent, je peux vous parler des rapports entre parents et aînés ou benjamin...
J'ignore si ma frangine a essuyé les plâtres, je n'étais pas là pour voir... mais mon statut de benjamine m'a pesé... sans arrêt on me disait "prends exemple sur ta soeur, regarde comme elle est gentille"... Parce que, c'est sûr, ma frangine était beaucoup plus calme que moi, en constante opposition à ma mère, et quelquefois aux deux parents. De plus, ma mère a fait une super projection sur moi et ça a été pesant jusqu'à sa mort... encore maintenant... pas évident.
Je pense qu'être enfant, c'est difficile parce qu'on passe du statut de "libre" à "conscient de l'espace d'autrui" et que ça peut être assez douloureux quelquefois.

On confie en règle générale, plus de responsabilités à l'ainé. On lui demande de s'occuper de ses petits frères et de ses petites soeurs. L'ainé peut ressentir celà comme un poids. Je me demande à quel point le statut de "chouchou" de la fratrie, n'est pas aussi vécu comme un handicap par le "chouchou" lui-meme?

je peux juste ajouter que, en tant qu'ainé d'une fratrie de huit enfants ( 4 gars et 4 filles) j'ai toujours montré l'exemple. De tout p'tit jusquà environ 12-13 ans, quand j'étais un bon petit gars,mes parents disaient à mes petits frères et petites soeurs " fais comme ton frère".... Et puis de 14 à 20 et quelques années, toujours serviable, j'ai servi de "contre-exemple" et mes parents disaient alors : " ne fais surtout pas les mêmes betises que ton frère". je suis content d'avoir été utile pendant toutes ces belles années. Mes frères et soeurs, obéissants, n'ont pas fait les mêmes betises que moi : ils ont préféré innover, ce qui est bien normal.... Non, ce n'est pas une lourde charge d'être l'aîné : c'est pire! Et pourtant que de bons souvenirs.... Et même aujourd'hui, c'est toujours un plaisir.
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