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 Irving Thalberg, the last Tycoon

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L'Gé
Invité



MessageSujet: Irving Thalberg, the last Tycoon   Jeu 14 Juin 2007 - 20:03

En 1933, après une projection de travail, Irving Thalberg demanda à Mervyn le Roy, le « Director » du film, si l’une de scènes ne serait pas meilleure si on faisait grincer les chaussures de Wallace Beery. Le Roy était d’accord, mais rappela au « Producer » que le tournage était terminé, que le décor avait été démonté et que les seconds rôles et les figurants avaient rempli leur contrat. Thalberg lui répondit : « Mervyn, je ne t’ai pas demandé combien ça coûterait, je t’ai demandé si ça serait bon pour le film ». la scène fut entièrement retournée parce que Thalberg voulait que tout soit parfait.






Irving Thalberg était directeur de production de la MGM (Metro Goldwin Mayer) au moment des "vraies" stars, au moment où le cinéma devint parlant. Il travailla avec Louis B. Mayer. Son perfectionnisme et sa conscience professionnelle sans faille ont rendu légendaire sa méthode de travail avant qu’il ait atteint trente ans.

Un autre jour, au milieu d’une réunion de travail que Thalberg présidait avec le réalisateur King Vidor et son scénariste, une limousine vint les chercher pour les emmener aux obsèques de Mabel Normand : « Nous avons parlé du film tout au long du trajet, raconte Vidor, et puis, une fois agenouillés dans la chapelle, Thalberg a eu une idée. « Et si on le tuait avant qu’il arrive à l’hôtel ? ». Il avait parlé à mi-voix, mais le prêtre s’était tu au même momemnt, et la voix avait résonné comme un tonnerre.

Parmi les personnalités marquantes de la MGM, aucune, pas même Greta Garbo n’a donné naissance à un mythe comme Thalberg. Son allure juvénile contredisait son jugement d’une grande maturité et d’une grande sûreté.
La stupéfiante faculté de concentration de Thalberg venait peut-être de sa jeunesse, quand il contracta un rhumatisme articulaire qui en fit un enfant maladif et chétif.
A 21 ans il dirigeait déjà le studio californien Universal Studio (en 1920), fondé par Carl Laemmle. Lassé de produire des films à la chaîne, Thalberg trouva en Louis B. Mayer le partenaire idéal avec qui réaliser le rêve grandiose qui allait devenir la MGM (celle avec le lion).

Un autre producteur mythique de la MGM, David O.Selznick (celui de « Autant en emporte le vent ») disait d’eux : « je ne crois pas qu’aucun des deux ait pu créer la MGM sans l’autre. Ils formaient un tandem remarquable.
Thalberg pouvait consacrer de nombreuses années à la préparation de ses films. Par exemple pour ce film mythique, grandiose et peut-être inégalé qu’est « Grand Hotel » (qui réunissait pas moins que Greta Garbo, John et Lionel Barrymore, Joan Crawford, Wallace Beery). Thalberg fit retravailler le scénario pendant 2 ans, faisant développer des sous-intrigues bien agencées, qui rendirent le film mythique (jamais revu, mais que j'aimerai tant voir).
Les grands films de la MGM de cette époque, d’une incroyable sophistication et d’une ahurissante créativité, doivent énormément à Thalberg. Il mourut en 1937, ne voyant pas achevé son dernier projet « Visage d’Orient ».


"The last Tycoon » (1976) d’Elia Kazan raconte ça. Le personnage de Monroe Stahr, joué par le jeune Robert de Niro raconte ça. L’histoire d’un « Producer , trop jeune pour être si mature, si doué qu’il fait peur, aimé et craint, déboulonné dés qu'il perd pied.





Le film a vielli, parce que le scénario de F.S. Fitzgerald se consacre trop à l'histoire d'amour qui fait perdre pied à Monroe. Il a vieilli aussi parce que la style d'Elia Kazan a vieilli et la musique de Maurice Jarre. Bob de Niro tient le film. Sans lui,.... bof. Il y a quelques scènes de films dans le film assez réjouissantes, notamment une sorte de remake de casablanca (avec Tony Curtis à la place de Bogey et Jeanne Moreau à la place d'Ingrid). Et il y a bien le passage où Monroe Stahr demande à faire revenir tout le monde pour refaire une scène qu'il pense pouvoir faire mieux... et une autre où il vire un "director" qui répond seulement qu'il a oublié sa veste dans le décor du film, et Monroe lui tend la veste ... devil is in the details!



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